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Les
questions du financement de l’investissement locatif sont essentielles pour
tous les candidats à ce type d’achat immobilier. Elles entrent dans la
stratégie globale de l’investisseur qui cherche à payer moins d’impôts, assurer
des revenus et éventuellement réinvestir d’ici quelques années dans un ou
plusieurs autres logements. Défiscalisation, déficit foncier, remboursement par
anticipation, achat-revente… autant d’avantages ou d’inconvénients qu’il faut
intégrer dans sa réflexion d’acheteur afin d’anticiper et bâtir une stratégie
d’investissement solide.
Même si
la plupart des prêts classiques (à taux fixes ou variables) peuvent s’avérer
pertinents pour les investisseurs, des crédits bancaires spécifiques qui
s’adaptent à ces besoins bien particuliers des investisseurs ont été mis sur le
marché. Deux familles de produits sont proposées à la souscription : les
crédits In Fine et les crédits amortissables.
Le crédit in
fine est une
technique de prêt autorisant le remboursement du capital en fin de crédit et en
une seule fois. Pendant toute la durée du prêt, l'emprunteur ne paie que les
intérêts du capital. Le remboursement du capital est effectué à la fin à l'aide
d'un placement souscrit parallèlement en début de période : c’est ce que l’on
appelle un adossement. Cette technique est hautement recommandée aux
investisseurs fortement imposés et/ou disposant d'importants revenus fonciers.
Le prêt amortissable est une technique de remboursement
d’un prêt qui s’oppose à la technique in fine. Le principe
est la facturation de l’intérêt à l’emprunteur, au taux
d’intérêt de la période, calculé sur le capital restant
dû. Dans ce cas les échéances remboursées par l'emprunteur
sont constituées outre des cotisations d'assurance,
d'une partie de capital et d'une partie d'intérêt. A
la lecture d'un tableau d'amortissement on constate
dans le temps qu'à échéances constantes, la partie des
intérêts décroît pendant que la partie du capital amorti
augmente.
Exemple : Vous empruntez 10.000 F sur 15 ans, soit 180
mois, à 6% annuel. Le prêt est amortissable et vous
remboursez par mensualité. La mensualité constante nécessaire
pour finir de rembourser votre prêt au bout de 15 ans
est de : 84,39 F.
Chaque mois, votre banquier va calculer le montant des
intérêts que vous lui devez pour vous "avancer"
ses capitaux : Le 1er mois : 10.000 F x 6%/12 = 50 F.
Sur votre mensualité de 84,39 F, vous rembourserez 50
F d’intérêts. Le reste, soit 34,39 F sera du capital.
Votre capital restant dû après le paiement de votre
échéance sera donc de : 10.000 – 34,39 = 9.965,61 F.
Le 2e mois : 9.965,61 F x 6%/12 = 49,83 F d’intérêts
sur une mensualité de 84,39 F, soit 34,56 F de capital
remboursé. Votre capital vous restant à devoir n’est
donc plus que de 9.965,61 – 34,56 = 9.931,05 F. Le 3e
mois : 9.931,05 F x etc. Et le 180e mois, la formule
donnant la mensualité de 84,39 F aura tenu ses promesses
: il ne vous restera plus de capital à rembourser. Si
le taux venait à changer pendant le prêt, ce qui est
la cas des prêts à taux variable, le calcul serait le
même : il suffirait de changer le taux pour recalculer
la mensualité nécessaire au remboursement total sur
la durée restant à courir.
Pour un même capital emprunté sur une durée identique,
les échéances de la formule In fine sont bien inférieures
à celles de la formule amortissable. Ces échéances ne
comprennent en effet pas le remboursement graduel du
capital emprunté. Par contre, toujours pour un capital
emprunté équivalent sur une même durée, la sommes des
intérêts de la formule In fine est beaucoup plus importante
que celle de la formule amortissable. Le remboursement
des échéances du prêt In fine nécessite moins de trésorerie
mais le coût du crédit est plus élevé. Cette formule
de financement est très largement réservée à l'investissement
locatif. En effet la fiscalité immobilière permet à
tout investisseur de déduire les intérêts d'emprunt
de ses revenus fonciers.
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