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NexDom News octobre 2005
Crédit à l’habitat
Une étude de la Banque de France estime que les limites
sont atteintes et qu’un ralentissement est inéluctable.
Selon une étude de la Banque de France, l'évolution
actuelle du crédit à l'habitat, élément
clé de la hausse actuelle des prix de l’immobilier
dans l’Hexagone, n'est plus "soutenable". Le
crédit à l'habitat devrait atteindre ses limites
et ralentir prochainement. Démonstration.
Le crédit à l’habitat est devenu la composante
la plus dynamique du crédit au secteur privé
Depuis le milieu des années 90, la vigueur de la croissance
du crédit à l’habitat a largement tenu
au dynamisme de la demande, dans un contexte de baisse rapide
et de grande ampleur des taux nominaux et réels. La
forte croissance du crédit sur la période récente
a accompagné celle des transactions sur des logements
anciens.
En outre, après avoir été alimentée
par des facteurs de demande, cette croissance a été largement
stimulée par le dynamisme de l’offre bancaire.
En effet, si la fragilisation progressive de la solvabilité des
ménages a probablement pesé sur certains compartiments
de la demande, les banques ont nettement assoupli leur politique
d’offre de crédit à l’habitat, réduisant
leurs exigences en matière d’apport personnel,
allongeant la durée des financements et développant
les contrats à taux variable.
Pour autant, la poursuite de cette dynamique semble peu probable,
dans la mesure où elle semble obéir désormais
principalement à des facteurs financiers. La demande
des ménages pourrait donc s’affaiblir à plus
ou moins brève échéance. La situation
conjoncturelle, en particulier celle de l’emploi, ne
paraît guère favorable et plusieurs indicateurs
suggèrent une tendance à la dégradation
de la solvabilité des ménages à un moment
où les prix des logements progressent encore à un
rythme soutenu.
Dans ce contexte, le processus actuellement à l’œuvre
d’auto-entretien de la croissance des prix immobiliers
et du crédit à l’habitat devrait donc atteindre
tôt ou tard ses limites. Et conclut l’étude,
un « atterrissage en douceur » sous la forme d’un
ralentissement graduel du crédit et des prix serait
bien évidemment préférable à une
correction plus brutale du phénomène.
G.A.
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