Le choix du locataire
Au moment de choisir son locataire, le bailleur est en droit d'
exiger de lui qu'il apporte les
preuves de sa
solvabilité. Les bulletins de salaire, les revenus financiers et toute autre source de revenus
doivent être prouvés par des
papiers officiels.
La règle de gestion veut que le loyer ne dépasse pas
le tiers du total des revenus du ménage
locataire, déduction faite des
crédits en cours.
Si vous avez des inquiétudes concernant l'endettement de vos locataires, faites leur signer un papier où
est stipulé l'absence ou le montant de leur
endettement au moment de la signature du bail.
Les garanties
Il est fortement conseillé de demander le versement d'un
dépôt de garantie (en général 2 ou 3
loyers mensuels) qui sera reversé au moment du départ du locataire.
De même, une
caution peut être exigée auprès d'un tiers, parent ou ami des locataires.
Pour se conformer aux
normes juridiques, préférez un document
standard.
Le locataire doit obligatoirement souscrire une
assurance multirisques habitation ainsi qu'un
contrat annuel d'entretien de la chaudière auprès d'un spécialiste.
Travaux
Un locataire peut effectuer n'importe quel
aménagement à condition
- Qu'il ne transforme pas votre local en vue d'une autre destination.
- Qu'il n'effectue pas non plus des
travaux qui remanieraient complètement la distribution des
pièces, les équipements de chauffage ou sanitaire... à moins bien sûr, qu'il n'ait votre
accord préalable.
Si un propriétaire est
victime d'un locataire "entrepreneur", le propriétaire est en droit de réclamer
devant les tribunaux la
remise en état complète du logement au moment de son départ.
Si c'est le propriétaire qui décide d'effectuer des travaux d'
amélioration ou d'
entretien
du logement ou des parties communes, le locataire ne peut s'y opposer à la condition que ces travaux ne durent pas plus
de 40 jours et ne rendent pas les locaux impossibles à
vivre. Auquel cas, le locataire est en droit de demander
une
diminution du loyer et même de
résilier le contrat de bail.
Si c'est le locataire qui souhaite effectuer des travaux dans le logement, le propriétaire peut s'y opposer
ou laisser faire sans participer aux frais.
Par contre, si le locataire demande de participer à des travaux d'amélioration, pourquoi refuser si le
logement prend de la
valeur ?
Dans tous les cas, un
accord écrit est préférable et donne des
droits, négociés au
préalable avec le locataire, notamment sur la
qualité des travaux par exemple ou les limites exactes de ce qui
sera transformé et remanié.
Le loyer >>
C'est le propriétaire qui fixe
librement le montant du loyer. Quelques conseils cependant :
La
réactualisation du loyer n'intervient qu'une fois par an à
l'anniversaire du bail.
Le loyer peut être majoré uniquement selon l'indice du
coût de la construction (exprimé chaque
trimestre) de l'année qui vient de s'écouler.
Au moment du renouvellement du bail, le propriétaire peut alors
réévaluer le montant du loyer
s'il est manifestement
sous-évalué par rapport à ce qui se pratique dans le
voisinage. Mais le nouveau
loyer doit être proposé au moins
six mois avant le terme du bail.
Les
procédures sont assez complexes et il existe des
exceptions.
L'augmentation du loyer en cours de bail peut intervenir uniquement si une clause a été prévue dans le contrat.
Les impayés
La crainte généralement partagée par tous les propriétaires n'est pas tellement justifiée :
chaque année, moins de 2 % des baux sont sujets à litige et encore moins concernent des impayés.
Avant toute procédure, il importe d'envoyer un
commandement de payer au locataire par huissier
de justice. Ce commandement doit reproduire l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989.
Il faut aussi mobiliser la
caution si le bail en désigne une. Si le locataire bénéficie d'allocations
logements, il est possible de demander à ce qu'elles soient versées
directement au propriétaire.
Les recours
Le propriétaire peut saisir le
juge d'instance en référé si ses demandes de règlement répétées
n'aboutissent pas et si le locataire n'a pas obtenu de l'instance de conciliation des délais de paiement.
L'expulsion est alors prononcée et un dernier délai de deux mois est alors accordé au locataire.
Le propriétaire est également en droit de demander une
saisie des biens ou une saisie sur
salaire en guise de dommages et intérêts et en remboursement du préjudice subit.
Si un bailleur ne doit pas
prélever automatiquement son loyer sur le compte en banque du locataire
ou à la source (sur le salaire), ou bien encore à l'avance, il ne peut pas non plus obliger à payer au trimestre.
L'expulsion
Si le locataire
ne paye pas son loyer, le bailleur doit commencer par envoyer, par l'intermédiaire
d'un huissier de justice, un
commandement de payer (qui sera facturé au locataire). Celui-ci doit obligatoirement
reproduire l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 modifiée et l'article 6 de la loi du 31 mai 1990 qui précise les droits de chacun.
Si deux mois plus tard, la somme n'est pas versée par le locataire, le propriétaire doit
se retourner
vers la juridiction compétente (juge d'instance des référés) qui accordera ou non des délais de paiement et un échelonnement
des remboursements des arriérés de loyer, des dommages et intérêts et le remboursement des frais de justice.